Avis aux amateurs de road trip ! Les États-Unis ont la route 66. L’Argentine a la route 40.
Cet itinéraire mythique traverse le pays du sud au nord, sur plus de 5 000 km.
Réputé pour sa longueur impressionnante et ses paysages spectaculaires, ce parcours s’adresse aux voyageurs épris de liberté et de grands espaces.
Que vous souhaitiez parcourir la route 40 en voiture de location, à moto, en van, en camping-car, en vélo ou à pied (c’est possible, j’y reviendrai), que vous organisiez ou improvisiez ce périple, cet article vous fournira les informations essentielles (histoire, carte, étapes et sites incontournables).
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Quelles sont les origines et l’histoire de la route 40 ?
La route 40 (ou ruta nacional 40), dont la construction a été initiée en 1935, avait pour objectif de relier les 11 provinces longeant la cordillère des Andes.
Objectif atteint puisque ce ruban serpente depuis les confins de la Patagonie jusqu’à la frontière bolivienne.
Mais, cette histoire au long cours n’a jamais été un long fleuve tranquille :
- Le tracé a été modifié plusieurs fois.
- Pendant longtemps, une route 40 sud et une route 40 nord coexistaient et se rejoignaient à Mendoza.

- La compétence d’aménagement a été tantôt assumée par l’État, tantôt par les provinces, tantôt par les 2 (avec toutes les divergences de vues que l’on peut imaginer).
- Étant pour l’essentiel un axe routier secondaire, les investissements destinés à l’asphalter et à l’entretenir n’ont jamais été à la hauteur des ambitions et des besoins.
À vrai dire, c’est même une histoire sans fin.
Devenue, dans l’imaginaire collectif, un symbole d’aventure et de découverte, la traversée sud-nord de l’Argentine par cette route a progressivement acquis une importance allant bien au‑delà de l’objectif initial.
Conscient de l’attrait touristique et de la renommée internationale de la route, le gouvernement fédéral a lancé en 2004 un projet ambitieux visant à l’asphalter totalement. Il faut dire qu’à ce moment-là moins de 50 % de l’itinéraire était goudronné. En 2014, 10 ans plus tard, ce pourcentage avait dépassé les 80 %.
L’été 2014 a marqué le début d’une baisse significative du prix du pétrole, bientôt suivie, en Argentine, d’une période d’inflation soutenue. Vu la situation économique du pays, les élus ont revu certaines de leurs priorités et le 100 % bitume est, désormais, un horizon très lointain.
Bref, cette histoire mouvementée — dans laquelle expansion territoriale, désenclavement de localités isolées, enjeux militaires, développement économique, contraintes budgétaires, divergences politiques, etc., s’entremêlent — est loin d’être conclue.
Pourquoi la route 40 fascine-t-elle autant les voyageurs ?
La diversité des paysages et les panoramas grandioses qu’on peut admirer le long de cet itinéraire monumental sont le principal attrait de la route 40.
Emprunter ce parcours, c’est traverser des déserts arides, longer des lacs et rivières cristallines, franchir des cols andins vertigineux, ou encore explorer des pampas infinies. Les contrastes sont saisissants entre les glaciers majestueux du Sud et les hauts plateaux poussiéreux du Nord.
Cactus géants, forêts de lenga, steppes ventées, massifs rocheux sculptés par le temps, domaines viticoles, volcans emblématiques, vallées fertiles… Chaque province dévoile sa signature naturelle.

Bref, des vents glacés du sud patagonien à la chaleur subtropicale des provinces du nord, la route 40 donne à voir les multiples écosystèmes argentins. L’alternance des reliefs et microclimats rencontrés tout au long de la traversée est un antidote à l’ennui.
Considérée comme la colonne vertébrale de l’Argentine, la route 40 fait rêver, car elle concentre tout ce qui forge l’identité du pays. Elle attire celles et ceux qui souhaitent goûter au frisson de l’inconnu, relever un défi géographique ou tisser un lien privilégié avec la culture locale.
Quel est le tracé exact de la route 40 ? Carte à l’appui
On vient de le voir : chaque portion du trajet offre une expérience singulière et un rendez-vous avec l’inattendu.
Mais, dès la préparation d’un road trip sur la route 40, le voyageur va de surprises en surprises.
Première surprise, sa longueur exacte est difficile à déterminer : 5 224 km, 5 194 km ou encore 5 117 km. La bataille des chiffres fait rage ! Les querelles homériques se règleront — à n’en pas douter — à coup de double décimètre.
Deuxième surprise, il existe plusieurs cartes en circulation. Les tracés ayant changé au fil du temps, tout le monde ne semble pas avoir réussi à se mettre à jour. Le fait qu’une portion est encore contestée — à la limite des provinces de Salta et Jujuy — ne facilite pas les choses.
Voici la carte qui me semble la plus proche de la réalité :

Si vous ne jurez que par les certitudes, n’ayez crainte ! Quelques faits demeurent incontestables.
La route 40 commence au niveau de Cabo Vírgenes, non loin du détroit de Magellan qui sépare le continent de la Terre de Feu.
La route 40 s’achève à La Quiaca, à la frontière avec la Bolivie.
Elle longe la cordillère des Andes, traverse 11 provinces et passe à proximité d’une vingtaine de parcs nationaux et réserves naturelles, véritables paradis pour passionnés de nature ou de photographie.
Au fil de l’itinéraire, vous découvrirez des villages pittoresques comme Cachi ou San Antonio de los Cobres, mais aussi des villes importantes telles que San Carlos de Bariloche, Mendoza et San Juan.
Les étapes phares d’un road trip sur la route 40
La route 40 offre mille façons de composer son voyage. L’itinéraire s’adapte aisément à tous les rythmes, que vous privilégiiez la randonnée, la gastronomie régionale ou de simples pauses contemplatives devant les montagnes.
Plusieurs tronçons de la route 40 étant des itinéraires bis, voyager en dehors des sentiers battus devient la norme. Voilà qui séduira ceux qui veulent voir et vivre une autre Argentine.
Il faudrait une encyclopédie pour décrire tous les lieux traversés, chacun étant à même de rendre votre circuit inoubliable.
Cependant, certains sites — qu’ils soient sur la route 40 ou à proximité immédiate — sont particulièrement renommés.
Faisons le point, province par province, du sud au nord.
Province de Santa Cruz
À elle seule, cette immense province représente plus du quart de la longueur totale de la route 40. De quoi passer des heures dans la steppe patagonienne, avec pour principale compagnie des guanacos en liberté.
Comme on l’a vu, le kilomètre 0 se situe au phare du cap des Vierges (Cabo Vírgenes), pointe sud-est de la côte atlantique de l’Amérique continentale :

Après avoir traversé Río Gallegos, la capitale provinciale, la route se dirige vers l’ouest, direction la cordillère des Andes.
Elle longe le flanc oriental de l’immense Lago Argentino et passe à 32 km de la ville touristique d’El Calafate, porte d’entrée du parc national Los Glaciares, qui abrite le glacier Perito Moreno.
Un peu plus loin, on circule à quelques encablures des rives du Lago Viedma, un lac qui n’a pas à rougir de la comparaison avec le précédent.
Plus au nord, quelques kilomètres après Bajo Caracoles, un chemin de terre de 42 km (route provinciale 97) mène à la Cueva de las Manos et à ses peintures rupestres datant de plus de 10 000 ans. La grotte fait partie du patrimoine mondial de l’humanité depuis 1999.
Attention : contrairement à certaines informations circulant sur internet, la route 40 ne conduit pas à El Chaltén.
Province de Chubut
La route 40 passe à 11 km de Esquel, porte d’entrée du parc national Los Alerces. Il doit son nom au cyprès de Patagonie, un arbre dont certains spécimens locaux vivent depuis plus de 2 500 ans.

Presque à la limite avec la province de Río Negro, une autre aire protégée mérite le détour : le parc national Lago Puelo.
Province de Río Negro
Avec la cordillère des Andes toujours visible, la route continue vers le nord en passant par les villes touristiques de El Bolsón et San Carlos de Bariloche.
Toutes 2 ne manquent pas d’attrait, notamment en été avec une kyrielle d’options de randonnée.
Bariloche, baignée par les eaux du lac Nahuel Huapi, est également la capitale argentine des sports d’hiver.
Province de Neuquén
L’arrivée à Villa La Angostura marque le début de la route des 7 lacs, l’un des tronçons les plus célèbres de la ruta nacional.
Tracé entre les lacs Espejo, Correntoso, Escondido, Villarino, Falkner Machónico et Lácar, le parcours conduit à San Martín de los Andes.
En poursuivant, on rejoint Junín de los Andes, ville étape d’où l’on peut envisager un petit crochet pour aller saluer l’imposant volcan Lanín (3 776 m) :

Province de Mendoza
Dans cette province, la nationale 40 traverse des régions arides, à l’exception des zones irriguées où est pratiquée la viticulture. Elle passe par la Valle de Uco, partie intégrante de la route des vins.
Puis, la route nationale 40 entre à Mendoza. Une fois dans l’agglomération urbaine, elle devient une autoroute qui est, notamment, la principale voie d’accès à l’aéroport international El Plumerillo.
Province de San Juan
Après avoir traversé un paysage principalement cultivé de vignes, d’oliviers et de vergers, la route arrive en plein cœur de la ville de San Juan. Là, elle devient l’une des principales avenues du centre (Avenida Doctor Guillermo Rawson), bordée d’arbres luxuriants.
En sortant de l’agglomération, elle renoue avec des paysages agricoles. La localité de Huaco est célèbre pour la présence d’un moulin à farine du XIXe siècle, déclaré Monument historique national en 2000.
Province de La Rioja
La route passe par Villa Unión. À l’entrée de cette ville se trouve le carrefour avec la route nationale 76. Cette dernière part vers le sud et mène (au bout de 59 km) au parc national Talampaya.
Province de Catamarca
La traversée de cette partie de l’Argentine, généralement boudée par les touristes, est une occasion unique de découvrir les salars (déserts de sel) de l’ouest de la province.
Pour ce faire, juste avant Hualfín, il faudra emprunter la route provinciale 43 qui mène à Antofagasta de la Sierra.
Province de Tucumán
Le route court sur à peine 37 km de l’extrême nord-ouest de la plus petite province argentine.
Mais cela suffit pour découvrir les vestiges de la Cité sacrée de Quilmes (4 km à l’ouest de la route 40) :

Province de Salta
On poursuit à travers les Valles Calchaquíes jusqu’à Cafayate, autre étape majeure de la route des vins argentins.
Peu après la sortie de la ville, impossible de rouler à la fois sur la route nationale 40 et sur la route nationale 68 qui mène à Salta après avoir parcouru la magnifique Quebrada de las Conchas.
Vu que vous n’avez probablement pas le don d’ubiquité, ce sera l’une ou l’autre.
Mais, pas d’inquiétude : rester sur la route 40, en direction de Cachi (2 280 m d’altitude), permet d’en prendre plein les mirettes. Au programme : laQuebrada de las Flechas, Angastaco et Molinos.

Ensuite, au kilomètre 4 601, vient un moment riche en émotion, mais qui se mérite (la piste étant peu entretenue, un véhicule tout-terrain est vivement conseillé) : le franchissement de l’Abra del Acay, point culminant de la route 40.
4895 m au-dessus du niveau de la mer. Officiellement en tout cas, car, ici aussi, les experts du double décimètre s’entredéchirent. D’aucuns affirment que ce col tutoie allègrement les 5 000 m. Allez savoir ! Établir la vérité, une bonne fois pour toutes, voilà une tâche idéale pour une belle âme désœuvrée.
En tout cas, tout le monde s’accorde à dire qu’on est plus haut que le Mont-Blanc.

Après la descente, c’est l’arrivée à San Antonio de los Cobres (3 775 m), bourgade indissociable du Tren a las Nubes (Train des Nuages). D’ailleurs, la route 40 passe sous les rails, au niveau du viaduc La Polvorilla.
Province de Jujuy
Dans cette province, la route traverse la Puna, une région aride et de haute altitude. On est constamment à plus de 3 000 m.
Susques, un village très ancien à 3 869 m,est la principale bourgade que vous croiserez en ces latitudes. Plus au nord, la route passe par l’une des localités les plus élevées du pays : Mina Pirquitas (4 120 m ou 4 147 m, là aussi les mesureurs ont perdu le compte).
La route se termine à l’intersection avec la route nationale 9, à La Quiaca, la ville de plus de 10 000 habitants la plus haute d’Argentine (3 442 m)

Attention : contrairement à certaines (dés)informations ayant la vie dure, la route 40 ne passe pas par la Quebrada de Humahuaca. Pour découvrir cet écrin géologique classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, il faudra prendre la ruta nacional 9 (celle dont je viens de parler).
Comment préparer une aventure sur la route 40 ? Conseils pratiques
Avant de s’embarquer dans cette traversée de l’Argentine, quelques aspects essentiels doivent être considérés.
État de la route 40
Seulement 80 % de la route est asphaltée, ce qui s’explique essentiellement par le fait que 100 % des sections situées dans les provinces de Salta et Jujuy sont des pistes. Acquérir quelques notions relatives à la conduite sur piste est donc vivement recommandé.
De plus, certains tronçons peuvent être fermés ou en mauvais état. Première explication : les fortes pluies, les chutes de neige, le verglas. Deuxième explication : le manque d’entretien de la chaussée.
Conseil : vérifiez toujours l’état des routes avant de prendre le volant. Outre vos échanges avec les locaux, le site internet de la vialidad nacional est une ressource précieuse.

Meilleure période pour parcourir la route 40
Le choix de la période de voyage ne doit pas être laissé au hasard, car, selon les conditions météo, des pans entiers de la route 40 peuvent être plus ou moins praticables.
✅ Été (décembre-février)
C’est la saison au cours de laquelle l’ouverture à la circulation de la route 40 est maximale. Mais, l’été ne va pas sans inconvénient : très chaud au nord et très touristique dans les zones des lacs.
✅ Printemps et automne (septembre-novembre, mars-mai)
Les atouts sont nombreux : températures modérées, paysages verdoyants ou dorés, moindre affluence touristique, etc. Mais, il faudra être très attentif à la praticabilité de l’itinéraire choisi.
✅ Hiver (juin-août) :
La neige fréquente au sud et sur les cols andins fait que des portions de la route sont régulièrement fermées.
Quelle que soit la saison, il est conseillé de prévoir des vêtements adaptés à une large gamme de conditions climatiques et de se tenir informé sur les conditions météorologiques locales.
Moyens de transport
✅ Voiture de location
C’est l’option généralement choisie pour être autonome. Il n’existe aucune agence de location digne de ce nom à Cabo Vírgenes (logique) ou à La Quiaca (moins logique). Il faudra donc voir dans les grandes villes et/ou effectuer des recherches sur les plateformes en ligne :

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Bien entendu, d’autres engins à moteur peuvent faire l’affaire : moto, van, camping-car (voire trottinette électrique).
À condition de ne jamais perdre de vue le point suivant : le 4×4 est le véhicule le plus à l’aise sur les pistes du sud et du nord.
✅ Bus longue et moyenne distance
Les bus sont très utilisés en Argentine. Mais, ce n’est pas le moyen idéal.
En effet, si des bus relient les étapes principales de la route 40, il n’en circule pas dans les zones les plus isolées où la densité est quasiment nulle.
✅ Vélo
C’est possible pour les sportifs-voyageurs au long cours. Je répète : c’est possible.
Si vous ne me croyez pas, allez demander à Philippe Claeys (alias Naturo Phil) qui a parcouru les quelque 11 000 kilomètres séparant Caracas (Venezuela) d’Ushuaia à vélo. J’ai eu le plaisir de le croiser à Esquel. Certes, il a fait quelques infidélités à la route 40, mais ça force le respect.
✅ À pied
Bon, là, si vous le faites, je vous tire mon chapeau, non sans vous rappeler que vous n’êtes pas la première ni le premier. Un héros des temps modernes a eu l’idée avant vous.
Du 17 août au 2 décembre (107 jours), Rodolfo Rossi, un ultramarathonien alors âgé de 40 ans, a couru entre La Quiaca et Cabo Vírgenes, à raison de 50 km par jour en moyenne. Et comme il n’en avait pas assez, il a continué jusqu’à Ushuaia. Il y est arrivé le 8 décembre (juste à temps pour aller courir les magasins pour préparer les fêtes, ouf !).
Hébergement
Entre hôtels, hostels/auberges de jeunesse et Airbnb, vous trouverez toujours une solution dans les grandes et moyennes villes. En Patagonie s’y ajoutent les Estancias (ranches).
Il sera plus compliqué de trouver des hébergements adaptés, notamment lors des étapes en pleine nature. Le camping (licite ou sauvage) est possible dans certaines zones, avec prudence. Des applications comme iOverlander et Park4Night vous aideront à identifier les meilleurs spots.
Dans tous les cas, prévoyez des provisions et respectez l’environnement.
Précautions et sécurité
Vérifiez l’état de la route et la météo, c’est la base. Mais ce n’est pas suffisant. Voici une check-list complémentaire.
✅ Organisez votre itinéraire pour ne jamais manquer de carburant. Faites le plein dès que possible : les stations-service sont espacées, surtout dans les zones rurales isolées.
✅ Roulez prudemment : outre les pistes en terre ou gravier, les vents violents ou les animaux sauvages peuvent surprendre.
✅ Emportez des cartes détaillées (consultables hors connexion et/ou papier) pour ne pas être pris au dépourvu dans les secteurs sans réseau. Les cartes de nPerf vous aideront à identifier les zones blanches.
✅ Préparez une trousse de secours ainsi que de l’eau et des provisions en quantité suffisante, pour affronter les longues distances sans commerces
✅ Informez vos proches de votre itinéraire.
En conclusion
Beaucoup décrivent la route 40 comme l’ultime road trip, voire comme un périple initiatique. On part pour les paysages, on revient changé par l’aventure.
Expérience de la solitude absolue dans la steppe patagonienne, avec des guanacos en liberté.
Nuits étoilées, loin de la pollution lumineuse.
Rencontres dans de petits villages où l’accueil est chaleureux malgré la rudesse du climat.
Frisson d’atteindre l’Abra del Acay après des kilomètres sur une piste vertigineuse.
Plaisir d’alterner vins d’altitude à Cafayate et chocolat chaud à Bariloche.
Et vous pourquoi voulez-vous tenter l’expérience sur la route 40 ? Ou qu’en avez-vous retenu ?
Dites-le-nous en commentaire.
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